La webradio de Montluçon - Guéret
Par s-live - 14 janvier 2025 - ~3 minutes
Un entrepreneur du bassin de Montluçon (Allier) a été condamné, mardi 14 janvier, à six mois de prison par le tribunal correctionnel.
En 2022, il rénovait des appartements sur le boulevard de Courtais. Les ouvriers n'avaient pas de contrat de travail et le propriétaire a perdu plus de 100.000 € dans l'affaire.
Le gérant d'une entreprise locale placée en liquidation judiciaire, a été condamné, ce mardi 14 janvier au matin, à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Montluçon (Allier).
Une peine assortie de 6.000 € d’amende et d’une interdiction définitive de détenir ou de gérer une activité commerciale ou industrielle. Il faut dire que le prévenu, qui n’était pas présent à l’audience, n’était pas très regardant sur les obligations lui incombant.
Deux versements de 44.500 € et de 36.000 €
Pas de déclaration préalable d’embauche, pas de contrat de travail, pas d’assurance décennale, on pourrait citer beaucoup d’autres manquements.
Dans cette affaire, la principale victime est le propriétaire qui lui avait confié deux appartements à rénover sur le boulevard de Courtais.
Le début des travaux d’intérieur s’était soldé par un premier versement de 44.500 €, puis un second de 36.000 €.
Pour quel résultat ?
Un travail catastrophique qui fait dire à Me Denis Cottier, l’avocat de la victime.
Quand j’ai voulu juger sur place, j’ai eu l’impression d’être entré dans un endroit qui avait été bombardé.
Tout cela pour dire que l’entrepreneur n’avait aucune compétence à conduire un chantier de rénovation d’un bâtiment.
Ce qu’il a pourtant fait entre le 1er juillet et le 31 octobre 2022.
Lors de son audition devant les policiers, l’entrepreneur indélicat a reconnu qu’il n’était pas « carré » dans son travail.
En revanche, il a nié toute tentative d’escroquerie, prétextant être « débordé par l’administratif » et ne pas réussir à faire face à ses problèmes de trésorerie.
Une chose est sûre, ces différentes malversations ont eu des « conséquences lourdes pour la victime », dixit Christophe Da Costa, le substitut du procureur.
En clair, un préjudice de 116.984 €. Au profit de la partie civile, le tribunal a prononcé une peine de 10.000 € pour « perte de chance » et de 500 € pour le préjudice moral.